Lundi 29 juin 2009
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Réponse à Monsieur Driss EL YAZAMI
Dans une interview au Journal ''le soir Echo''' du 19/01/2009, M. Driss EL YAZAMI, tentant de se défendre au sujet des
critiques ouvertes des RME à son encontre et à l'encontre de son conseil '' CCME'', s'est livré à une véritable entreprise de mensonges et de contre vérités. Monsieur le Président du conseil
rejeté par ceux qu'il est censé servir et qui au lieu de l'accueillir comme le messie tant attendu, lui balancent des chaussures, n'a plus que la mauvaise foi comme fond de commerce
afin de continuer d'exister et de nier une réalité bien amère, pour lui et son équipe :
Sa tentative d'escroquerie à l'égard de la communauté marocaine de l'étranger a échoué.
Les acteurs associatifs, les forces vives de la communauté marocaine de l'étranger n'ont pas avalé la pilule, et ils ont raison.
Car, comment expliquer, à tous ces cadres, militants agairis, qui côtoient les plus vieilles démocraties du Monde, depuis de longues
années, que pour prétendre à une représentativité politique au MAROC, il faudra attendre les analyses de Monsieur EL YAZAMI et ses amis pour voir si on veut bien leur accorder la capacité
d'élire et d'être élus, et pour se faire, en sachant que rien n'est sûr au bout du compte, il va falloir rester bien sages et laisser M. EL YAZAMI et ses amis organiser des séminaires
qui n'en finissent pas, sur des thèmes connus et déjà débattus des dizaines de fois,
Monsieur EL YAZAMI, l'ancien militant des Droits de l'homme étonne par sa manière bien à lui, et sans froncer les sourcils, d'expliquer que
le suffrage universel n'est pas la solution pour la question de la représentativité politiques des RME, qui est d'ailleurs superficielle à ses yeux. Ainsi M. EL YAZAMI résonne en véritable
dictateur des temps modernes, son arrogance le pousse à réfléchir pour nous et à tracer notre destin ainsi que le lien que nous devons avoir avec la Mère Patrie.
Je cite: ((..On peut imaginer qu'une élection ne reflèterait pas la diversité sociologique de l'immigration. Par exemple, que les femmes
qui représentent plus de 50% seraient sous-représentées. Donc, dans une démarche d'équité, on doit trouver le moyen d'assurer la parité, de représenter les générations et la diversité. Le
suffrage universel direct ne représente pas nécessairement une société..)) fin de citation.
Les plus vieilles démocraties du monde, les experts en Droit et en sciences politiques, n'ont pas trouvé mieux que le suffrage direct pour élire
les représentants du peuple, il se trouve qu'il existe au Maroc,et là c'est la première révélation de l'année 2009, un expert qui vient nous annoncer que le suffrage direct n'exprime pas
nécessairement la société. Seulement cet expert, ne révèle pas sa formule magique, bien que connaissant sa manière forte de faire main basse sur l'expression politique des RME, il faudra
s'attendre forcément à un mode de désignation, un peu comparable à celui qui a été utilisé pour la constitution de ce conseil CCME, qui a su doser le copinage et l'opportunisme.
Le véritable problème c'est que lorsque la soupe est bonne, on a du mal à quitter la table, et toutes les excuses sont bonnes pour rester
attablés.
Dans une tentative désespérée de vouloir minimiser la fronde au sein des RME, M. EL YAZAMI tente d'expliquer que la participation politique est
secondaire et qu'il existe d'autres revendications d'ordre '' culturels, encadrement religieux, langue arabe..'' comme si le futur conseil de des RME n'aura pas à traiter ces questions
!! ou bien et cela semble clair, M. EL YAZAMI, compte faire de ce futur conseil des RME une coquille vide, qui sera juste le prétexte pour offrir des voyages à certains
et acheter ainsi leur silence.
Heureusement qu'à la fin de l'interview M. EL YAZAMI nous annonce deux bonnes nouvelles qui rentrent dans le cadre des activités de son
conseil : le financement d'un festival du cinéma à AGADIR, et l'organisation d'un énième séminaire sur '' le cadre de gestion de la liberté religieuse au Maroc'', je vous laisse apprécier la
proximité géographique et thématique de ces deux actions avec la réalité et les attentes de l'immigration marocaine.
Je relève un fait assez particulier, c'est que M. EL YAZAMI ne communique jamais avec les RME, toutes ses activités et ses
interviews sont destinées à la consommation locale, et non pas aux RME, mais plutôt au pouvoir marocain, pour dire : ''j'existe, je fais, je
parle'' quitte à dire des grosses conneries..., il sait que sa place en dépend et qu'il peut mépriser les RME tant qu'il soigne sa communication interne vis è vis du pouvoir au Maroc. Mais je
suis personnellement persuadé que le pouvoir marocain qui sait privilégier les hauts intérêt de l'Etat finira par se rendre compte que ce conseil ''CCME'' a produit un résultat
contraire, qu'il n'oeuvre pas pour l'intérêt du Maroc et des Marocains, et que sa destination finale est à la poubelle de l'Histoire.
La vérité mes chers amis, c'est qu'en matière de politique publique s'agissant de la question de l'immigration marocaine, nous assistons depuis
quelques années à une véritable cacophonie, avec plusieurs intervenants: Ministère des RME, fondation Hassan II, CCME, Ministère des affaires Etrangères.. avec des budgets qui se croisent qui ne
se comptent pas, sans une coordination rationnelle et sans une clarification dans les rôles de chaque intervenant. Le RME ne s'y retrouve pas. Et si le CCME s'illustre, parmi ses
différents intervenants, par l'animosité que leur réservent les RME, c'est aussi parce que ce conseil a brillé par son escroquerie intellectuelle de confisquer la parole des
RME, une frontière que les autres organismes cités n'ont jamais dépassés avec raison d'ailleurs .
Le CCME semble piétiner ( et s'enliser) sur des thèmes déjà abordés par le Ministère des RME, il appartient à ce Ministère de reprendre
l'initiative sur des sujets qu'il maîtrise et ne point laisser parasiter un travail entamé avec succès depuis de longues années. Le CCME est rejeté par l'ensemble des acteurs
associatifs marocains de tous les pays, cette réalité est démontré clairement par les noms, les qualités et les lieux de résidence des signataires de la pétition lancée depuis quelques jours
sur internet, demandant la dissolution du CCME, et l'organisation d'élections démocratiques d'un conseil représentatif des marocains de l'étranger, et qui devra travailler en étroite
collaboration avec le Ministère des RME et la fondation Hassan II pour les RME.
Le CCME doit partir, son coût est élevé, son bilan est largement négatif et ses répercutions sur les RME dans leur relation avec le
Maroc est catastrophique.
Il est temps d'arrêter l' hémorragie.
Hamid SOUSSANY
France
Nice le 24/01/2009